Geoffroy de Bar : doyen de St Quentin et
cardinal
Il était né à Bar-sur-Seine, d'où son surnom. Mais son
vrai nom était sans doute Barbeau, nom d'un poisson qu'il fit figurer dans ses
armes. Il fut chanoine de Notre-Dame de paris, doyen de Saint-Quentin, doyen de
Notre-Dame de paris et Chapelain de l'évêque de Paris pendant plusieurs années.
En 1270, Robert de Sorbon, théologien né à Sorbon, près de Rethel, chapelain de
Saint-Louis, fondateur de la Sorbonne, l'institue son héritier. A la mort de
Sorbon, Geoffroy remit la totalité de la succession à la Sorbonne. Il est aussi
l'ami de Simon de Brion, originaire de la même contré. Celui-ci est élu pape en
1281, il n'oublie pas Geoffroy et dans la promotion du 12 avril 1281, l'élève à
la dignité de cardinal sous le titre de Sainte Suzanne. Geoffroy de Bar sera six
fois cardinal et mourut de la peste à Rome le 21 août 1287 alors que son
protecteur Martin IV, décédé en 1285 avait laissé la place à Honoré IV, lui-même
décédé en 1287.
Les historiens attribuent de grandes qualités à Geoffroy
de Bar. Il avait donné à Notre-Dame de paris la moitié d'un moulin, le Toillon,
au village de Sucy, dans la censive du chapitre. Il fut également généreux avec
l'abbaye de Saint-Victor, à Paris qu'il défendit avec fidélité et dévotion dans
la poursuite de ses affaires, inébranlable dans la défense de ses droits. Rien
ne montre qu'il ait eu des attentions particulières pour le chapitre de
Saint-Quentin dont il avait été doyen avant d'accéder aux plus hautes dignités
ecclésiastiques.
Source : Geoffroy de Bar (ou de Barbeau), doyen de
l'église de Saint-Quentin en Vermandois, cardinal-prêtre, par un historien
anonyme du XVIIIè siècle.
André Vacherand, secrétaire général de la Société
Académique.